Bien-être collectif pour des mouvements résistants

Caring together and sustaining our movements
Sunday May 26, 11:00 à 12:45
As part of Anarchist book fair of Montreal, 2019

Fighting for social justice isn’t a sprint but a marathon. Given what we are up against, how can we organize in a way that takes into account our finite energies? How can we take time to address power dynamics and internalised oppressions in our organizing? This interactive workshop will be a space to reflect on our collective well-being and ways to nurture ourselves and our communities in order to continue our struggles.

Bien-être collectif pour des mouvements résistants
dimanche le 26 mai, 11h à 12h45
dans le cadre du Salon du Livre Anarchiste de Montréal, 2019

La route vers la justice sociale est un marathon et non un sprint. Faces aux nombreuses batailles à mener, comment respecter nos énergies limitées? Comment se questionner sur les dynamiques de pouvoir et les oppressions systémiques présentes dans nos organisations? Cet atelier interactif sera une occasion de réfléchir au bien-être collectif afin de que nos luttes soient nourrissantes et non épuisantes.

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Politics & Care weave links between collective wellbeing, care and politics. Formed in Montreal during the 2012 student strike, we look at care as a collective issue. We hold collective discussions and facilitate workshops for community organisations and more were we can reflect on how we organize. Spaces where we share stories, ideas and practices to create accountable, sustainable and thriving communities.

Politics & Care tricote des liens entre le bien-être collectif, le care et le politique. Créé à Montréal durant la grève étudiante de 2012, nous explorons la notion de care comme enjeu collectif. Nous organisons des discussions et ateliers pour des collectifs militants et organismes communautaires où nous pouvons réfléchir à comment l’on travail ensemble. Des espaces où partager des histoires, idées et pratiques pour créer des communautés imputables, redevables et bourgeonnantes.

More information on the Salon: workshop schedule; Full program

Caring as we coexist: Collective well-being in challenging times

Workshop as part of
Give a Little Respect: (In)Civility and Coexistence on Cegep Campuses in These Challenging Times
May 23, 2019
9:30 a.m.-11:30 a.m., Room A-329
Vanier College

We are often overloaded with work and preoccupations that sometimes we find ourselves isolated and lacking resources for our well-being. This workshop will be a space to explore ways in which we can support each other, emotionally or otherwise. We will collectively reflect on practices of care, both self and collective as well as brainstorm ideas for support and action.

Facilitated by R. Mehreen & K.Sarah Yiu

More information on the conference.

Discussion sur « Inclusion/exclusion »

Dimanche 7 avril 2019, de 10h à 18h, Montreal
Lors de:
une rencontre de discussion pour les militant·e·s de la gauche radicale montréalaise antiautoritaire

Comment améliorer les pratiques dans les groupes pour que tout le monde, peu importe la marginalité qu’iel vit dans la société se sente bienvenue dans nos espaces ? Comment peut-on travailler sur les dynamiques internes de pouvoir et privilège ainsi que sur nos pratiques sexistes, transphobes ou racistes, par exemple? Comment réagir en tant que communauté aux pratiques jugées problématiques d’autres groupes ou individus ? Comment gérer le paradoxe entre l’ouverture et la sécurité des personnes impliquées ?

Discussion on « Inclusion/exclusion »
Sunday, April 7th, 2019, from 10AM to 6PM
As part of:
A meeting of Montreal’s anti-authoritarian radical left

How can we improve the practices in our groups in order that everyone, no matter their marginality they live in society, can feel welcome in our spaces? How can we work on internal power and privilege dynamics, along with our sexist, transphobic or racist practices, to name a few? How can we react as a community to the practices seen problematic with other groups or individuals? How can we manage the paradox between openness and the security of the people involved?

Facilitation by R. Mehreen and P. Lamarche

De quoi le care?

Cet article est publié en janvier 2019 dans La tempête, un journal de mobilisation pour la rémunération de tous les stages, de L’AFESH.*


Le burnout militant existe pour de multiples raisons qu’il faut comprendre pour éviter l’épuisement. Pour faire durer la lutte, on se doit de placer le care au centre de nos préoccupations. Cet article propose quelques astuces à intégrer dans nos pratiques militantes, que ce soit dans les réunions, les AG ou les tâches de mobilisation.

Tracts, affiches, zines, tournée de classe, ateliers, conférences, manifestations, levées de cours, action directe et ça continue – voter une grève et la faire respecter dans nos campus constitue un lot de tâches sans fin, entraînant parfois fatigue, sentiment d’obligation ou culpabilité. Notre opposition au capitalisme entre parfois en contradiction avec la pression qu’on s’impose à la production, au perfectionnisme et au sentiment d’urgence. À ce rythme, de telles pressions peuvent nuire aux militant·e·s au niveau physique, mental et émotionnel. Les tâches liées au bon déroulement des activités, aux émotions, au confort et au bien-être des camarades sont souvent reléguées aux personnes historiquement associées au care. Il va sans dire que ce travail émotionnel, bien que nécessaire, n’est bien souvent pas valorisé ou reconnu, contrairement aux tâches dites plus militantes, souvent effectuées par des hommes cisgenres.

Les dynamiques de groupe ont ainsi un grand impact sur le bien-être collectif et, en retour, sur le moral et le travail politique que l’on souhaite accomplir. L’absence de responsabilité émotive et de transparence, le manque d’imputabilité des personnes dominantes, les dynamiques d’oppression et les relations de pouvoir internes, les hiérarchies cachées, le manque de possibilités de soulever des problèmes et conflits et d’autres pratiques problématiques nuisent à la fois aux individus et au collectif.
Il s’agit donc de réfléchir à comment on mène nos luttes, en plus de mettre l’emphase traditionnel sur ce qu’on fait et pourquoi. Care rime avec féminisme et longévité de nos luttes.

Pistes de réflexion sur comment intégrer le care dans nos façons de faire la grève

• Créer un espace plus sécuritaire (safer space) « permanent » avec vos équipes/camarade :
o Créer un espace de confiance et de care pour que les camarades se sentent à l’aise de partager ce qu’il·le·s vivent (le stress, l’angoisse, la joie etc.) ;
o Développer son empathie et ses habiletés d’écoute active;
o Ne pas personnaliser les problèmes et ne pas banaliser un besoin, une demande. Pour plus de détails, voir les ressources à: https://politicsandcare.wordpress.com ;
• Analyser les dynamiques de pouvoir et travailler pour les équilibrer ;
• Prendre connaissance des hiérarchies existantes (visibles et invisibles) et les transformer ;
• Analyser la composition de nos équipes et considérer qui n’est pas là et pourquoi (travailler pour ouvrir les espaces pour tout le monde, peu importe leur couleur de peau, l’orientation sexuelle, l’identification de genre, le niveau de capacité etc.) ;
• Avoir une stratégie intentionnelle pour introduire des nouvelles personnes dans le cercle ;
• Prendre un pouls collectif : prendre un moment au début des rencontres pour faire un tour de table de comment ça va, et être en solidarité et en empathie avec ce que les autres autour de nous vivent ;
• Penser à la bouffe et à un temps limite pour les réunions (ex. pas plus que trois heures) ;
• Ralentir et prendre le temps – penser qualité vs. quantité ;
• Rendre visibles les responsabilités ;
• Garder les communications actives et partager/déléguer des tâches ;
• Prendre des pauses ;
• Prendre conscience de la diversité d’expérience, et aussi du privilège d’ancienneté ;
• Penser à créer des espaces où on peut trouver du répit, une oreille attentive, une activité qui n’est pas stressante etc. Dans le passé, différents groupes ont créé différents espaces à cette fin, comme Maille à part, qui organisait des activités de création, des Stitch and Bitch, du Yarn bombing, ou des ateliers pour apprendre le tricot ou le crochet.

 

Article par Rushdia Mehreen; Révision: comité rédaction, La Tempête.

* http://afesh-uqam.ca/wp-content/uploads/2019/01/ftp4.pdf p.8

Collective care on the path to building sustainable communities

14 March 2019
SustainAlive
Sustainable Concordia
SCPA basement, 2149 Mackay St

What does it mean to build sustainable and holistic communities? How can we care for our whole selves—physical, mental, but also emotional and spiritual—as we organize for social justice?
How can we integrate care in the very way we function as part of our collectives and communities?
How can we transform ourselves and our social relations as we seek to transform the world around us?
How can we avoid reproducing societal oppressions in our activist spaces?

Too many activists experience burnout, which in many cases is not directly linked to the amount of work but to *how* we carry out that work, to the collective dynamics and associated frustrations. This workshop will be a space to reflect upon our practices and level to which they are sustainable, and put together ideas and practices that have potential to center people and their well-being as we carry out social justice work.

Facilitated by Rushdia Mehreen & Beatriz Munoz

Considering self and collective: care in pressing times

(Français ci-dessous)

Fighting against climate change isn’t a sprint but a marathon albeit an urgent one. How do we then organize in a way that takes into account this pressing challenge while recognizing our finite energies and the need for rejuvenating and nurturing ourselves and our communities? This interactive workshop will be a space to reflect on how the well-being of the planet is connected to ours and vice versa, and the kind of caring practices we need to build collective resilience in order to continue our struggles.

This workshop will be bilingual – we’ll do our best to accomodate both anglophones and francophones.

Powershift Young & Rising

February 17, 2019

University of Ottawa, Room: CLX 240

Facilitated by Remy Paulin Twahirwa, Rushdia Mehreen & Pascale Brunet

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De soi et du collectif : le care en temps troubles

Se battre contre les changements climatiques n’est pas un sprint, mais un marathon, et des plus urgents. Comment s’organise-t-on en prenant en compte ce défis pressant et en reconnaissant nos limites (physiques, psychologiques, etc.) et le besoin de se régénérer et prendre soin de soi et de nos communautés ? Cet atelier interactif servira d’espace de réflexion dans lequel nous explorons, d’une part, comment le bien-être de notre planète est lié au nôtre, vice versa, et, d’autre part, échangerons sur les différentes pratiques du caring essentielles afin de construire des communautés résilientes nous permettant de poursuivre nos luttes.
Cet atelier sera bilingue – nous tenterons d’accommoder autant les anglophones que les francophones.

Animé par Remy Paulin Twahirwa, Rushdia Mehreen & Pascale Brunet

Be careful with each other: How activist groups can build trust, care, and sustainability in a world of capitalism and oppression

We share an article co-authored by a member of Politics & Care, published in Briarpatch Magazine July/August 2018 issue.
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by Rushdia Mehreen and David Gray-Donald
Aug 29, 2018

“I felt exhausted and alone. I didn’t feel like my comrades had any affective relationships with me or each other. The struggle had actually become a job. We rarely wondered what everyone was going through. […] Over time, I found no meaning or value in my activism. I felt emotionally and physically empty. I no longer wanted to move myself to go to the demos or to meetings because it exhausted me instead of leaving me energized.”

This is what Laykü,* who was an organizer with Palestinian solidarity and migrant justice groups in Montreal, told us it felt like at the beginning of their burnout.

Why are activists burning out, and what can be done to stop it? During the 2012 student movement in Quebec, Rushdia contributed to forming the group Politics & Care, a collective of activists and community organizers dedicated to addressing this question. The group’s activities include holding discussion circles and facilitating workshops on integrating care into political work.

Collective care refers to seeing members’ well-being – particularly their emotional health – as a shared responsibility of the group rather than the lone task of an individual.

This article unpacks the most common organizing dynamics that lead to burnout, and explores ways in which collective care can be integrated into organizing politics and practices. It is directed mostly toward anti-authoritarian, non-hierarchical grassroots groups.

Collective care refers to seeing members’ well-being – particularly their emotional health – as a shared responsibility of the group rather than the lone task of an individual. It means that a group commits to addressing interlocking oppressions and reasons for deteriorating well-being within the group while also combatting oppression in society at large. It places an emphasis on joint accountability, with the aim of collective empowerment. These ideas originate from queer and Black feminist organizing, such as the Combahee River Collective, and disability perspectives. It’s encapsulated in the phrase, “Be careful with each other, so we can be dangerous together.”

We build on previous discussions of problematic dynamics, and critiques of neoliberal notions of self-care – notably, an editorial from Upping The Anti, “Who cares?: The politics of care in radical organizing” – to further the conversation about collective-care-oriented solutions.

Power and control
We all know of an activist group that brands itself as “non-hierarchical” but is riddled with unspoken and insidious hierarchies. When some activists organize without sleeping for days or can dedicate all their time to organizing, it puts pressure on other members to match their standards of productivity and output. Those who contribute at extreme levels often gain more knowledge of the group’s goings-on, build more social capital, and claim more decision-making power. The invisible hierarchies that are created are hard to name and harder to dismantle.

Read the article in full online on Briarpatch Magazine: https://briarpatchmagazine.com/articles/view/be-careful-with-each-other